Quelle a été notre surprise, lorsque ce soir en rentrant d’une
journée tranquille en famille, nous avons découvert dans NOTRE poulailler, qui lui-même
est dans NOTRE jardin (il semble intéressant de te le rappeler), 2 bouquins ne nous appartenant pas.
Jusqu’à présent nous avions le plaisir de découvert
régulièrement des kakis et autres fruits provenant de ton jardin, ainsi que d’énormes
pierres et objets non identifiés lancés par-dessus NOTRE clôture Nous avons eu
du mal à nous y habituer, mais nous l’avons toujours fermé afin d’éviter d’aggraver
davantage notre mésentente de co-voisinage.
J’ai d’abord pensé que NOS poules t’avaient « une fois
de plus » empêcher de faire la sieste, tout comme ton fils et sa guitare
nous empêchent souvent de faire la notre (mais, une fois de plus nous ne disons
jamais rien). Puis je me suis dit que tu ne pouvais pas être méchante au point
de t’en prendre à de pauvres bêtes innocentes…
J’ai ensuite pensé que tu ne savais pas quoi faire de ces
livres et que le fait de les envoyer par-dessus un mur te semblait plus facile
que de les jeter dans une poubelle… Qui sait ?
Enfin, je me suis dit que ta grande générosité t’avait une
fois de plus touchée en plein cœur, et que tu voulais partager ces trésors de
la littérature française forts intéressants avec moi car tu as deviné que j’étais
une amatrice de livres débiles et de bonne bouffe.
Je vais retenir cette dernière option, et te remercier pour
cette agréable attention qui tombe à pic à quelques jours seulement de mon trentième anniversaire.
Avec toute mon amitié,
Ta seule et unique voisine qui ose encore tenter de communiquer avec toi (ne serait-ce que par écrit).





